Quel est l’impact des produits en PVC sur la qualité de l’air intérieur ?

  • Pour garantir une bonne qualité de l’air intérieur, l’OQAI (Observatoire de la Qualité de l’Air Intérieur) préconise une aération régulière et une bonne ventilation des locaux. Il recommande également d’être vigilant par rapport aux usages des habitants susceptibles de polluer l’air intérieur comme la cuisine, le tabagisme, les bougies parfumées ou l’encens et par rapport aux émissions de polluants volatils des produits de construction et de décoration d’intérieur et d’entretien.
  • Pour connaitre ces émissions, la Loi Grenelle 1 a imposé, une obligation d’étiquetage des produits de construction et de décoration en fonction de leurs émissions en polluants volatils. Les émissions dans l’air intérieur sont classées de A+ à C.
    Parmi les produits en PVC concernés par cette réglementation, les profilés, les fenêtres et les revêtements de sol et de mur en PVC sont tous classés A+ (< 1 000 µg/m3 ), la meilleure classe d’émission.

Le PVC est il recyclable et recyclé ?

  • Le PVC est un matériau thermoplastique qui peut être facilement recyclé plusieurs fois, sans dégradation de ses propriétés d’origine.
  • Les déchets de fabrication des producteurs et des transformateurs de PVC sont recyclés à plus de 95%.
    Le développement du recyclage des produits en fin de vie est conditionné par :
    - le développement des débouchés de la matière recyclée
    - l’augmentation de la collecte et du tri qui nécessitent la mobilisation de l’ensemble des acteurs
  • En 2010, à l’issue du premier programme décennal volontaire de l’industrie du PVC (Vinyl 2010), ce sont plus d’un million de tonnes de déchets PVC qui ont été collectés et recyclés en Europe et plus de 260 000 tonnes pour la seule année 2010, dont environ 20.000 tonnes en France. En 2011, un deuxième programme VinylPlus a été lancé avec un objectif de 800 000 tonnes de PVC recyclées par an d’ici 2020.
  • Les déchets recyclés sont utilisés soit pour fabriquer les mêmes produits (boucle fermée) soit de nouveaux (boucle ouverte).

Comment l’industrie du PVC contribue-t-elle à la démarche HQETM ?

La démarche HQE® vise à améliorer le confort et la santé des usagers d’un bâtiment et à limiter l’impact de ce dernier sur l’environnement. Pour y répondre, le maître d’ouvrage doit choisir les produits de construction en fonction de leurs caractéristiques techniques, économiques et esthétiques bien sûr, mais aussi environnementales et sanitaires.

Pour ce faire, il dispose des FDES (Fiches de Déclaration Environnementale et Sanitaire) qui sont une source d’informations fiables car basées sur un référentiel consensuel NF P 01-010, qui a été élaboré au sein de l’AFNOR et a été soutenu par l’Association HQE® . Une nouvelle norme européenne EN 15804 prendra le relais à partir de 2014. Les FDES sont disponibles sur www.inies.fr.

De très nombreux produits de construction/décoration en PVC disposent de FDES : canalisations évacuation, fenêtres,fermetures, profilés d’aménagement et de décoration, revêtements de sols et murs, plafonds tendus, membranes d’étanchéité synthétiques …

Un examen plus approfondi permet de constater que ces mêmes produits PVC apportent des solutions très positives sur de nombreuses cibles de la démarche HQE®. C’est ainsi que sur la cible 3, par exemple, (chantiers à faibles nuisances), les produits PVC, grâce à leur aptitude au recyclage et surtout grâce aux systèmes de collecte et de recyclage que leurs fabricants ont mis en place, apportent une solution efficace à la réduction des déchets de chantiers non valorisés.

Comment se comporte le PVC en cas d’incendie ?

Le PVC est un matériau difficile à enflammer, il se ramollit à température élevée puis carbonise vers 230°C sans persistance de flamme. C’est pourquoi ses propriétés en font un matériau de choix dans l’industrie du bâtiment.

La combustion du PVC ne dégage pas de chlore mais de l’acide chlorhydrique (HCl). Gaz irritant, le HCl a une fonction d’alerte avant la propagation de l’incendie. En outre, la majorité des décès survenant dans les incendies dans un bâtiment est causée par une intoxication au monoxyde de carbone (CO).

Que peut on dire sur les phtalates, entrant dans la composition du PVC souple ?

Les phtalates sont des plastifiants qui permettent d’apporter de la souplesse aux applications en PVC souple. Il faut différencier les phtalates longs (DINP, DIDP) des phtalates courts (DEHP, DBP, BBP, DIBP). Les phtalates longs ont été lavés de tout soupçon par des avis de comités scientifiques indépendants et des rapports de l’Agence Européenne des Produits Chimiques. (Source : ECPI) Ces derniers représentent aujourd’hui 80% des consommations de phtalates en Europe et sont les seuls utilisés par les producteurs français de revêtements de sols et de murs.

Des études de risque sur les phtalates longs menées par la Commission Européenne ont conduit à la publication d’une communication (JO de l’Union Européenne du 13 avril 2006) qui précise que ces deux phtalates ne présentent pas de risque pour l’environnement et la santé, en phase de fabrication comme en phase de vie des produits dans tous les articles autres que les jouets et articles de puériculture qui peuvent être mis en bouche.
En 2013, la Commission Européenne a de nouveau confirmé cette position suite à l’examen des résultats de l’étude menée par l’ECHA sur les nouvelles preuves scientifiques concernant le DINP et le DIDP.
Plus d’information sur les phtalates : www.plasticisers.org

Quel est l’impact du chlore dans le PVC ?

  • Le PVC contient du chlore dans sa structure moléculaire mais ne le libère pas car le chlore est chimiquement lié aux autres atomes (carbone, hydrogène) qui composent le PVC.
  • C’est grâce au chlore que le PVC présente une résistance chimique et une résistance au feu.
  • Le chlore peut également servir de marqueur pour identifier le PVC dans des systèmes de tri automatique des déchets en vue de leur recyclage.