Les implications des Grenelle 1 et 2

Le Grenelle de l’Environnement, initié en 2007, vise à diminuer la consommation de pétrole et la facture énergétique, à réduire l’émission de gaz à effet de serre et à engager la France sur la voie du développement durable. Voté le 21 octobre 2008, le Grenelle 1 a été complété en 2010 par le Grenelle 2, qui en définit la mise en œuvre sur 6 secteurs, dont le Bâtiment.

L’habitat, un chantier majeur pour les économies d’énergie

Le chauffage et l’éclairage représentent 40 % des consommations d’énergie. Pour le parc de logements existants, le Grenelle encourage donc l’isolation thermique par des aides et des incitations fiscales. Un Diagnostic Energétique doit être fourni pour toute vente ou location immobilière. En outre, les bâtiments construits depuis 2012 doivent être en Basse Consommation (BBC), ce qui équivaut à 50 kWh/m² en moyenne par an. Et en 2020, ils devront produire plus d’énergie qu’ils n’en consomment (BEPOS).

Les professionnels de la Construction en action

Très impliqués, les industriels des produits de construction, fédérés au sein de l’AIMCC, ont signé en mars 2009 une convention volontaire pour :

  • réviser toutes les Règles de l’Art de la construction (DTU) pour appliquer le Grenelle en élaborant des Fiches de Déclarations Environnementales et Sanitaires (FDES) et des Profils Environnementaux de Produits (PEP)
  • former plus de 120 000 professionnels du Bâtiment aux technologies visant l’économie d’énergie d’ici 2012.
LES OBJECTIFS CHIFFRÉS DU GRENELLE
  • D’ici 2020, réduire de 38% la consommation d’énergie des bâtiments existants, et de 50% les gaz à effet de serre
  • Avant fin 2012, rénovation énergétique de tous les bâtiments de l’Etat et des établissements publics
  • A partir de 2012, obligation pour tout nouveau bâtiment d’être à basse consommation
  • A partir de 2013, rénovation de 400 000 logements par an
  • D’ici 2020, 800 000 logements sociaux énergivores rénovés